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Météo France vient de placer le département des Hautes-Alpes en Vigilance « Orange » pour fortes chaleurs. Cet épisode est jugé caniculaire car les températures seront élevées en journée, mais également la nuit, durant plusieurs jours.

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Accélérons la rénovation énergétique des logements

 

Plus de 40 % des logements situés dans les Hautes-Alpes sont considérés comme des « passoires thermiques ». Un tiers des ménages haut-alpins sont en situation de vulnérabilité énergétique. C’est pour cela que la préfète des Hautes-Alpes, Cécile BIGOT-DEKEYZER, avec l’appui de l’ADEME, établissement public opérateur de l’État, a souhaité réunir l’ensemble des acteurs de la rénovation énergétique sur le département ce jeudi 7 mars 2019, lors d’une journée au format atypique : un forum ouvert.

 

Le gouvernement a lancé le Plan de Rénovation Énergétique des Bâtiments en 2018, avec un fonds de 9 milliards d’euros sur 5 ans. Ce plan doit contribuer à la réduction de la consommation énergétique de la France, avec une dimension sociale importante, avec l’objectif de rénover les habitats de 3,8 millions de ménages en précarité énergétique. Dans le département des Hautes-Alpes, une première réunion de concertation entre l’État, le Conseil départemental et de nombreux acteurs dont plusieurs bailleurs sociaux s’était déjà tenue le 31 janvier 2018.

Sur les 131 270 logements recensés dans le département des Hautes-Alpes (source : Cellule économique régionale de la construction) - soit près de 4 % du parc régional -, 40 % de ces logements sont des « passoires thermiques ». Il est donc apparu nécessaire de mobiliser de nouveau l’ensemble des acteurs concernés pour trouver des solutions rapides et efficaces afin d’accélérer la rénovation énergétique des logements.

Actuellement, près de 5 000 propriétaires (13% de l’ensemble des propriétaires) réalisent chaque année des travaux dans leur logement, mais seulement 800 (2,1%) réalisent une rénovation énergétique réellement performante. Dans ces conditions, il faudrait donc plus de 10 ans pour parvenir à la rénovation de l’ensemble du parc haut-alpin.





« La précarité énergétique est particulièrement forte dans les Hautes-Alpes, où le climat rigoureux impacte fortement la facture énergétique. La dépense moyenne d’énergie domestique s’élève à plus de 2 500€ par ménage et par an, contre une moyenne nationale à 1 500 euros », explique Cécile BIGOT-DEKEYZER, préfète des Hautes-Alpes.







La rénovation des logements est donc un enjeu essentiel pour améliorer les conditions de vie de la population, améliorer le pouvoir d’achat et créer des emplois dans les secteurs de l’artisanat et du bâtiment.

Mobiliser l’ensemble des acteurs

La mobilisation de tous les acteurs départementaux est primordiale pour accroître le nombre de logements rénovés. Grâce aux initiatives déjà engagées par l’État et l’ADEME, avec l’engagement du Département et de la Région, en lien avec l’Association départementale d’information sur le logement (ADIL) et SOLIHA, une dynamique est à l’œuvre.

« L’État n’est pas maître-d’œuvre mais souhaite maintenir la dynamique en réunissant à nouveau les acteurs. Ce forum ouvert permettra à chacun d’être acteur et force de propositions. Rien n’est écrit à l’avance et le programme de travail, d’échanges et de propositions d’actions sera défini par vous », a ainsi introduit la journée du 7 mars Cécile BIGOT-DEKEYZER.

Ce forum ouvert a permis aux participants de définir ensemble les actions à conduire pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments. Chacun a pu, lors de plusieurs espaces de discussions, échanger entre les différents participants sur les thématiques le concernant. Ainsi, l’ordre du jour du forum a été établi le jour même avec une volonté claire de trouver des solutions partagées.

Des actions à développer

Ce format inédit a permis de faire émerger des pistes d’avancées réelles. Il est notamment question de la mise en place d’un guichet unique, à la fois pour développer la culture commune des acteurs, mais surtout faciliter les démarches des usagers.

La sensibilisation d’un plus large public afin d’augmenter le nombre de porteurs de projets et donc le nombre de chantiers est aussi un axe fort. Pour cela, l’idée est d’aller à leur rencontre et de les aider à se rendre compte de l’état thermique de leur logement.

Enfin, le volet développement économique a aussi été pris en considération, avec le souhait de créer une marque ou une offre mutualisée de produits et services afin de pouvoir fournir aux porteurs de projets un paquet complet comprenant les bureaux d’études, les maîtres d’ouvrages et les artisans.

Ces idées devront se transformer en actions concrètes dans les prochains mois. De nouvelles réunions réunissant l’ensemble des acteurs de la rénovation énergétique des logements sont d’ores et déjà prévues.