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Consommation d’espace

 

La consommation d’espace par l’urbanisation au sens large (constructions, infrastructures de transport ou de loisirs…) ne cesse d’augmenter en France : 93 000 ha sont consommés chaque année, soit l’équivalent de la superficie d’un département tous les 7 ans.

Et l’urbanisation se fait toujours au détriment d’un autre mode d’usage ou d’utilisation des sols : terres agricoles, zones naturelles, espaces à valeur paysagère…

On pourrait considérer à tort que les Hautes-Alpes, dont le territoire est globalement très peu urbanisé, n’est pas concerné par ce problème. Certes, la nature y semble omniprésente, mais le foncier utilisable y est aussi très contraint, notamment par les risques naturels, des pentes fortes et des altitudes élevées.

On estime ainsi que l’espace non contraint (dans lequel sont notamment situées les meilleurs terres agricoles) représente seulement ¼ de la superficie totale du département.

Atlas de la consommation de l’espace

Or cet espace résiduel est actuellement très vite consommé : l’espace résiduel de 7 communes moyennes est consommé tous les 10 ans, soit environ 4 % du territoire tous les 10 ans. Le constat est donc deux fois plus alarmant que la moyenne Française !

Depuis plusieurs années, les lois successives sur l’urbanisme ont renforcé les exigences pour une meilleure prise en compte de cet enjeu fondamental de préservation des terres.

Les documents d’urbanisme (schémas de cohérence territorial, plans locaux d’urbanisme, cartes communales) doivent donc prendre en compte cette exigence avec notamment des surfaces d’urbanisation plus faibles que celles qui ont été construites lors des 10 dernières années, en cohérence avec les perspectives de développement de population et de logement envisagées. Cela se traduit également par une densité moyenne en logements plus forte que celle constatée dans les 10 dernières années.