Communiqués de presse 2018

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Fièvre charbonneuse : la vaccination obligatoire

 

Un arrêté préfectoral a été signé ce jeudi 2 août par la préfète des Hautes-Alpes, Cécile BIGOT-DEKEYZER. Il impose une vaccination préventive des cheptels de bovins et ovins détenus ou pâturant sur les communes où des cas confirmés de fièvre charbonneuse ont été identifiés.

 

Depuis le 30 juin, des cas avérés de fièvre charbonneuse ont été mis en évidence dans 8 exploitations. Les animaux infectés pâturaient sur les communes de Montgardin, La Bâtie-Neuve et Chorges, ou avaient été nourris d’herbe ou de foin récoltés sur des prés situés sur ces 3 communes.

Dès les premiers cas, les services de l’État (Préfecture, Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations – DDCSPP –, Agence Régionale de Santé – ARS) ont pris des mesures pour contenir le risque de contamination à d’autres animaux : mise sous surveillance des élevages, interdiction de l’utilisation des captages d’eau privés des secteurs concernés.

La vaccination rendue obligatoire apparait également essentielle et concernera l’ensemble des bovins et ovins actuellement présents sur ces trois communes. « La vaccination est pratiquée par les vétérinaires sanitaires des exploitations concernées » (article 2, arrêté n°05-2018-08-02 du 2 août 2018). Elle est organisée par la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.

La vaccination des troupeaux devra être effectuée avant le 31 août 2018. En cas d’introduction de bovins ou d’ovins dans les exploitations de ces communes, la vaccination devra être réalisée au moins 20 jours avant la mise en pâture des animaux.

Le traitement vaccinal obligatoire des bêtes est pris en charge financièrement par l’État : fourniture du vaccin et interventions des vétérinaires.

En cas d’apparition de nouveaux cas avérés dans d’autres communes, la vaccination obligatoire pourra être étendue à ces communes.

En l’absence de vaccin pour les caprins et les équidés, il est recommandé aux détenteurs de ces animaux, dans les communes concernées, de surveiller leur état de santé deux fois par jour et d’informer leur vétérinaire de tout symptôme suspect.

Concernant le risque de contamination à l’homme, la préfecture rappelle que seules les personnes ayant manipulé les cadavres d’animaux morts de la maladie peuvent présenter un risque de contamination.

Elle rappelle qu’au-delà des activités professionnelles en lien avec des animaux d’élevage, les mesures de prévention générale permettent de se prémunir de toute éventuelle contamination : respecter les enclos des pâtures, ne pas toucher les animaux morts, tenir les chiens en laisse, ne pas cueillir les baies sauvages et les champignons et ne pas utiliser l’eau issue de captages privés pour les bêtes et les personnes, sur les communes de Montgardin, La Bâtie-Neuve et Chorges.