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Météo France vient de placer le département des Hautes-Alpes en Vigilance « Orange » pour fortes chaleurs. Cet épisode est jugé caniculaire car les températures seront élevées en journée, mais également la nuit, durant plusieurs jours.

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L’État forme les entreprises à lutter contre les violences sexuelles et sexistes au travail

 

Le gouvernement a lancé un appel à projets pour soutenir une action par région en faveur de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail. En région PACA, l’État a sélectionné l’association Le Cap et lui a versé 50 000 euros pour la réalisation d’une charte et l’organisation de formations à destination des chefs d’entreprises.

 

Le Président de la République a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la « grande cause nationale » du quinquennat. En 2018, le Gouvernement a décidé de se concentrer sur la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

Dans les faits, une « grande cause nationale » est un label que l’État attribue aux acteurs entreprenants et innovants pour répondre à une problématique sociétale. Plus largement, décréter une « grande cause nationale », c’est inciter chacun à s’interroger et tenter de répondre collectivement à un véritable problème de société.

Les femmes victimes de violences multiples

Il y a celles qui laissent des traces visibles : la violence physique et celle malheureusement bien connue qui se déroule au cœur du cercle familial. Le 22 novembre 2018, avec le Procureur de la République de Gap et le Tribunal d’Instance, Cécile BIGOT-DEKEYZER, préfète des Hautes-Alpes, a signé une convention pour mieux protéger les femmes victimes de violences chez elles, en organisant l’éloignement du conjoint violent hors du domicile. Une avancée supplémentaire dans le département des Hautes-Alpes, après la mise en place des bons taxis ou encore la création de la Maison des Femmes.

À lire : Signature de la convention relative à l’éloignement des auteurs de violences au sein du couple

Mais de trop nombreuses femmes subissent aussi une autre violence : la violence morale et le sexisme. Ces mots qui peuvent paraître des plaisanteries, de la taquinerie, mais qui se transforment au quotidien en harcèlement. Une violence moins visible, mais qui détruit tout autant.

Les inégalités qui perdurent entre les femmes et les hommes trouvent leur origine dans le sexisme, qui regroupe à la fois des croyances et des comportements. Le sexisme repose en effet sur l’idée selon laquelle les femmes sont inférieures aux hommes.

« Le sexisme se manifeste chaque jour sans même que ses principaux acteurs en soient conscients - c’est là le poids des stéréotypes -, c’est pourquoi il faut agir, chacun à son niveau et dans l’exercice de ses fonctions, pour faire reculer les atteintes à cette égalité des sexes fondamentales », a soutenu Cécile BIGOT-DEKEYZER.

1 femme sur 5 est victime de violences au travail

En plus des inégalités de salaires, avec des femmes payées 20 % de moins que les hommes, l’IFOP observe en 2015 qu’1 femme sur 5 est victime de violences et/ou de harcèlement au cours de sa vie professionnelle. Autre constat, bien souvent, c’est la victime qui quitte son emploi, alors que l’auteur est rarement sanctionné.

C’est pourquoi, le 9 mai dernier, le Premier Ministre et la Ministre du Travail ont présenté un plan d’actions « Pour en finir avec les inégalités salariales et lutter contre les violences sexistes et sexuelles. » Cela passe par la mobilisation de l’ensemble des acteurs, par la formation de ces acteurs, par un meilleur accompagnement des victimes et par des sanctions applicables et appliquées.

Pour faire suite à ce plan d’actions, la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a lancé un appel à projets pour soutenir, dans chaque région, une action concrète. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, c’est l’association « Le Cap » (basée dans le Var) qui a remporté cet appel à projets.

Une charte pour changer les comportements

L’association « Le Cap » est engagée depuis 14 ans dans la lutte contre les violences au travail et notamment le harcèlement moral, sexuel et la discrimination dans le monde professionnel. Pour l’appel à projets du gouvernement, l’association a lancé une charte intitulée « Pas de sexisme dans mon entreprise » qui sera proposée aux sociétés de chaque département. Dans les Hautes-Alpes, une réunion a réuni les acteurs économiques et associatifs du département ce vendredi 11 janvier 2018.

Les entreprises signataires bénéficieront de journées de formations le 5 avril et le 17 mai 2019 pour savoir comment agir, mener une enquête, éviter ce risque. « Signer cette charte, c’est aussi montrer qu’une entreprise peut-être citoyenne, actrice du changement des sociétés et de l’évolution des mentalités », a insisté Louisette Tiouchichine-Maret, directrice de l’association « Le Cap ». « Les employeurs doivent comprendre qu’elle est leur responsabilité, aussi bien en matière de prévention que de réponse face à ces violences sexuelles et sexistes », a ajouté la préfète des Hautes-Alpes Cécile BIGOT-DEKEYZER.

Une table-ronde sera organisée sur ces questions le 14 mars 2019 en préfecture des Hautes-Alpes à Gap.