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Le phénomène

 


 

Comment se manifeste-t-il ?

Un séisme est provoqué par une rupture brutale des roches le long d’un plan de faille. Cette rupture génère des ondes sismiques. Le passage des ondes à travers le sol provoque des vibrations qui peuvent être ressenties à la surface. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’une des plus soumises au risque sismique en France métropolitaine.

Le séisme est caractérisé par :

  • Son foyer : c’est l’endroit de la faille où commence la rupture et d’où partent les premières ondes sismiques.
  • Son épicentre : sur la surface terrestre, c’est le point situé à la verticale du foyer. L’épicentre n’est pas forcément le siège des dégâts les plus importants, car le mouvement du sol peut varier en fonction de la topographie et de la constitution du sous-sol (effets de site).
  • Sa magnitude : elle traduit l’énergie libérée par le séisme. Elle est généralement mesurée par l’échelle ouverte de Richter. Elle est exprimée le plus souvent en degrés (de 1 à 9, ou plus : la plus forte magnitude mesurée à ce jour a été de 9,5 au Chili en 1960) dans l’échelle de Richter. La magnitude des séismes enregistrés ces quatre dernières décennies en région PACA est inférieure à 5.
  • Son intensité (Io) : elle mesure les effets et dommages du séisme en un lieu donné. Ce n’est pas une mesure directe, mais une appréciation de la manière dont le séisme se traduit en surface. On utilise habituellement une échelle graduée de I à XII, généralement l’échelle EMS98.
  • La fréquence et la durée des vibrations : ces deux paramètres jouent un rôle important sur les effets en surface.
  • Effets de site : selon la topographie (butes ou falaises) ou la nature du sol, le signal sismique peut être modifié, souvent amplifié. Ce qui peut avoir des conséquences importantes sur le bâti.
  • Effets induits : Ce sont des évènements déclenchés par le séisme tels que les mouvements de terrain (glissements ou chutes de blocs), les avalanches, les tsunamis ou raz de marée ou la liquéfaction des sols.

 

Les séismes sont, avec le volcanisme, l’une des manifestations de la tectonique des plaques. L’activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières entre ces plaques. Lorsque les frottements au niveau d’une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué. De l’énergie est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale, il y a des répliques, parfois meurtrières, qui correspondent au réajustement des blocs au voisinage de la faille.

Magnitude et intensité : deux valeurs d’évaluation d’un séisme
Avant 1900, il n’existait pas d’appareil de mesure des mouvements liés aux séismes et la seule estimation disponible était l’intensité (Io). Celle-ci s’écrit en chiffres romains (échelle de I à XII). Depuis le séisme de Lambesc (1909), on dispose aussi d’une évaluation de la magnitude, écrite en chiffres arabes.

Quelques séismes ressentis dans les Hautes-Alpes  : 38 épicentres historiques sont localisés dans le département. Au total 239 séismes de magnitude au moins égale à 2,5 y ont été enregistrés, ce qui est relativement important au regard par exemple d’autres départements comme les Bouches-du-Rhône (59) ou le Vaucluse (10). Les séismes historiques ayant le plus touché les habitants sont situés dans le Briançonnais et l’Ubaye, entre 1884 et 1959, pour des intensités de VII à VIII. Ils sont liés notamment à l’activité macrosismique des failles de la haute Durance et de Serenne.

Les conséquences sur l’homme
Le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier, tant par ses effets directs que par les phénomènes qu’il peut engendrer. Outre les victimes possibles, un très grand nombre de personnes peuvent être blessées, déplacées ou sans abri. Ses conséquences sur les plans économique et financier peuvent être sévères, d’autant qu’un épisode sismique peut avoir des conséquences longues : poursuite de répliques pendant plusieurs mois, audit et réhabilitation des bâtiments longue contraignant les sinistrés à vivre dans des logements provisoires.

Quelles sont les communes des Hautes-Alpes soumises au risque sismique ?

Le zonage sismique de la France a fait l’objet d’un décret le 24 octobre 2010 à partir d’une évaluation probabiliste. La totalité des 177 communes des Hautes-Alpes est concernée par ce risque, 44 communes sont classées en zone 2, 63 communes en zone 3 et 70 communes en zone 4.

Le zonage réglementaire définit l’accélération qui doit être prise en compte pour la construction des bâtiments afin que ceux-ci résistent à un séisme dont la probabilité d’occurrence est de 100% sur une durée de 475 ans. A ce zonage sont associées des règles de construction parasismiques qui sont définies dans les Eurocodes 8 (EC8). L’application de cette réglementation est définie dans le Décret n° 2010-1254 du 22 octobre 2010 publié par le Minisère de l’écologie, du développement durable, du logement et du transport.