Communiqués de presse 2017

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Le Préfet des Hautes-Alpes et le Procureur de la République s’engagent dans la lutte contre les violences faites aux (...)

 

Le gouvernement a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause nationale du quinquennat. La lutte contre les violences faites aux femmes en est le vecteur principal. L’État agit d’ores et déjà pour accompagner les victimes et prendre en compte tous les aspects de ces violences.

 

La réponse que L’État apporte aux victimes est à la fois judiciaire et sociale :
- la politique pénale a profondément évolué ces dernières années pour permettre aux femmes victimes de violences sexistes et sexuelles de se défaire du sentiment de culpabilité, à travers l’ouverture systématique d’une enquête ;
- la politique de l’État en matière d’accompagnement social et psychologique des femmes victimes de violences, qui s’appuie essentiellement sur le Centre d’Information sur le droit des femmes et des familles, a pour but de permettre aux victimes de sortir des violences et de se reconstruire.

Si l’accompagnement et la mise à l’abri des femmes victimes de violences a progressé, les faits de violences et le nombre de victimes demeurent.

Le Préfet des Hautes-Alpes et le Procureur de la République de Gap entendent donc renforcer leur action dans ce domaine autour de trois priorités et sept actions, qui seront inscrites dans le prochain plan départemental d’actions de prévention de la délinquance 2018-2022, pour à terme, prévenir et éliminer les violences faites aux femmes.

Priorité n°1 : repérer les violences faites aux femmes le plus tôt possible

  • Action n°1 – Former le monde médical et paramédical, hospitalier et libéral, à la détection des violences

Priorité n° 2 : accélérer et faciliter la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes

  • Action n°2 – Poursuivre la formation des officiers de police judiciaire à l’audition des victimes de violences conjugales
  • Action n°3 – Systématiser l’accompagnement social des victimes par le CIDFF 05, qui sera contacté par les officiers de police judiciaire dès lors qu’ils auditionnent une femme victime de violences
  • Action n°4 – Prendre en charge le transport des femmes victimes de violence en milieu rural vers un hébergement d’urgence, une convocation dans le cadre d’une procédure pénale, ou tout autre cas d’urgence à évaluer
  • Action n°5 – Dédier des places d’hébergement d’urgence aux femmes victimes de violences, leur offrir un environnement rassurant et un accompagnement global
  • Action n°6 – Évincer l’auteur des violences du domicile conjugal à travers des places d’hébergement mises à disposition de l’autorité

Priorité n°3 : intensifier les actions de prévention afin de prévenir et limiter les violences

  • Action n°7 – Mener des actions de prévention en milieu scolaire et sensibiliser les professionnels de l’éducation

Les violences faites aux femmes sont protéiformes et découlent d’une multiplicité de causes.

Le déploiement d’une logique préventive et d’une culture de l’égalité des sexes, en lien avec l’ensemble des acteurs concernés, doit permettre d’attaquer le problème à la source. Le Tour de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, lancé le 4 octobre par le Premier ministre et la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, s’inscrit dans cette perspective. Il vise à éveiller les consciences et à recueillir la parole citoyenne dans l’optique, notamment, de la rédaction, au premier semestre 2018, du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles.


Consultez le communiqué de presse (format pdf - 127.8 ko - 27/11/2017)