Communiqué de presse 2020

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Prélèvement d’un loup au Monêtier-les-Bains

 

Un tir de défense renforcée, opéré par des lieutenants de louveterie dans le cadre du Plan national loup, a conduit au prélèvement d’un spécimen le 5 juillet dernier au col du Lautaret, sur la commune du Monêtier-les-Bains.

Le prélèvement de ce loup a été filmé, les images transmises à un média et commentées par le vidéaste dénonçant cette action de régulation et protection des troupeaux.

Par ailleurs, les lieutenants de louveterie ont fait l’objet d’insultes diverses et de menaces de mort qui les ont conduit à porter plainte.

Si la préfète des Hautes-Alpes comprend l’émotion suscitée par la mort d’un animal sauvage, elle rappelle que le tir a été opéré dans le plus strict respect des lois et réglementations destinés à préserver le meilleur équilibre possible entre la protection du loup et la sauvegarde du pastoralisme. « Bien que l’émotion soit légitime, il est important de garder son calme et cela ne doit pas conduire les défenseurs de la nature à enfreindre la loi », rappelle Martine CLAVEL, préfète des Hautes-Alpes.

Le renfort des lieutenants a été demandé le 3 juillet par les éleveurs après avoir aperçu à plusieurs reprises des loups à proximité de leur troupeau, dont plusieurs en action de chasse repoussés par les Patous. Des faits confirmés par les lieutenants le même jour, ainsi leur appui a été prolongé de 48h.

Leur action s’est déroulée dans un périmètre défini et la gendarmerie est venue en informer les occupants d’une aire de stationnement à proximité et située en arrière de la zone contrôlée.

Les lieutenants de louveterie, bénévoles et assermentés pour une mission de service public, sont mobilisés à la demande des éleveurs et après accord des services de l’État pour soutenir la défense des troupeaux. Ils peuvent ainsi effectuer des tirs de défense autorisés par arrêté préfectoral, qui ont pour but d’empêcher l’attaque immédiate du troupeau par le loup. Le tir, qui peut être létal, doit être réalisé à l’intérieur du pâturage et à proximité du troupeau concerné.

Comme le prévoit la réglementation, la dépouille a été restituée aux agents de l’Office français de la biodiversité (ex-ONCFS).


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