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Risques naturels

 

Du fait du climat, du caractère montagneux du département et de la nature des cours d’eau, les phénomènes dangereux d’origine naturelle sont multiples dans les Hautes-Alpes : avalanches, crues torrentielles et inondations, mouvements de terrain, chutes de blocs…

Le territoire est structuré en vallées, le plus souvent organisées perpendiculairement autour des trois grands cours d’eau qui le traversent (la Durance, le Buech, et le Drac). Sous l’effet des pluies orageuses, ces cours d’eau sont eux même alimentés par de nombreux torrents de montagne aux crues souvent rapides et très localisées mais potentiellement dévastatrices du fait des vitesses rapides et des matériaux qui sont charriés.

Pour compléter la liste des risques naturels, il convient de mentionner le risque sismique et le risque de retrait-gonflement des argiles. Le premier est par nature imprévisible et diffus, le second dépend de la nature géologique des sols et peut affecter la structure des bâtiments dans des situations bien particulières (sécheresse). Ils sont pris en compte par des normes constructives adaptées.

Si toutes les 172 communes du département sont concernées par au moins un risque naturel, la majorité d’entre elles sont soumises à plusieurs risques qui peuvent même se cumuler par endroits.

La prise en compte des risques naturels revêt donc dans le département une importance majeure.

Les Plans de Prévention des Risques Naturels Prévisibles (PPR ou PPRN) sont l’outil le plus adapté pour prendre en compte les risques dans l’aménagement du territoire. Ils sont réalisés à l’initiative du représentant de l’État dans le département (Préfet). Actuellement 47 communes en sont pourvues dans les Hautes Alpes.

Dans les zones exposées aux risques, le PPR permet d’interdire ou de réglementer les activités, les constructions et les aménagements qui pourraient y être réalisés. Il permet également imposer des mesures de protection qui doivent être prises par les propriétaires, exploitants ou utilisateurs existants à la date d’approbation du PPR, ainsi que des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde que doivent prendre les collectivités.

Après enquête publique puis approbation par le Préfet, le PPR vaut servitude d’utilité publique et est annexé au plan local d’urbanisme (PLU), qui doit s’y conformer. Dès lors, l’aménagement sur une commune ne pourra se faire qu’en prenant en compte ces documents, ainsi que l’ensemble des connaissances disponibles en matière de risques naturels.

Là où il n’y a pas de PPR, la Cartographie Informative des Phénomènes Torrentiels et Mouvements de terrain (CIPTM) ainsi que les carte de localisation des phénomènes d’avalanche (CLPA), permettent de disposer de données qui sont portées à la connaissance des collectivités et prises en compte dans la planification de l’urbanisme (SCOT, PLU, cartes communales) et pour l’instruction des autorisations d’urbanisme (certificats d’urbanisme, permis de construire).
En dehors des risques naturels, il convient de signaler qu’il n’y a aucun Plan de Prévention des Risques Technologique dans les Hautes-Alpes du fait de l’absence d’établissements industriels classés SEVESO seuil haut. Cependant, il existe des risques anthropiques liés aux barrages (essentiellement Serre-Ponçon), ainsi qu’au transport de matières dangereuses sur le réseau routier ou par canalisations.