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Tests Covid-19 : le partenariat entre l’ARS, le CHICAS et le Laboratoire départemental

 

Visite de Martine CLAVEL, préfète des Hautes-Alpes, au laboratoire départemental d’analyse qui contribue à la montée en puissance, voulue par le Gouvernement, dans la réalisation de tests de dépistage du Covid-19 à quelques jours de la sortie progressive du confinement prévue le 11 mai.

 

200 tests par jour : c’est l’objectif que se sont fixés par convention le Centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (Chicas) et le Laboratoire départemental d’analyses du Département des Hautes-Alpes, avec le concours des services de l’État et de la délégation départementale de l’Agence régionale de santé PACA.

Les termes de cette convention ont été approuvés par l’Assemblée départementale le 23 avril dernier.

Après quelques jours de réglages des outils et des méthodes d’analyse, le partenariat entre dans une phase opérationnelle, à quelques jours du déconfinement prévu ce 11 mai.

" C’est une volonté du Gouvernement que de monter en puissance dans la réalisation de tests de dépistage du Covid-19 ", note Martine Clavel, préfète des Hautes-Alpes. "Dépistage, traçage et isolement sont au cœur de la lutte contre la reprise de l’épidémie : les personnes symptomatiques seront testées et isolées, leurs cas contact identifiés et placés en quatorzaine, cassant ainsi la chaîne de contamination. Nous avons avec cette convention un très beau partenariat pour mener à bien cette stratégie sur notre territoire."

Non que le Chicas et le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) des Alpes du Sud n’aient pas réalisés de tests depuis le début de la crise. "Jusqu’à présent, les prélèvements que nous faisions étaient analysés en dehors de notre département, à l’IHU de Marseille", souligne Yann Le Bras, directeur du Centre hospitalier. "Avec ce partenariat, nous gageons sur la proximité pour plus de rapidité et d’efficacité et libérons de la place dans les laboratoires auxquels nous avions recours jusqu’à présent. Les tests pourront en outre être faits en une journée, avec des déplacements considérablement réduits."

Le principe de la coopération avec le Laboratoire du Département des Hautes-Alpes ne change rien à ce mode opérationnel. Les prélèvements des patients se font toujours sur les centres hospitaliers du département et sont ensuite acheminés au Laboratoire départemental pour analyse. Le Centre hospitalier reste maître de l’ensemble de la chaîne de dépistage puisque les résultats lui sont communiqués, validés par des biologistes médicaux et que c’est lui et lui seul qui peut les communiquer aux patients et aux praticiens.

Techniquement, le Laboratoire départemental a aménagé un espace sécurisé pour la réception de ces échantillons. Qui sont ensuite acheminés vers sa cellule – un quartier de haute sécurité biologique elle aussi – dédiée aux analyses de biologie moléculaire. "Le Laboratoire départemental dispose des accréditations recquises pour faire ce type d’analyses en santé animale et d’une expérience certaine en la matière. Il travaille avec des équipements et technologies ouvertes car il prend en charge différentes maladies et différentes espèces animales : l’homme est en fin de compte un hôte supplémentaire invité à ces analyses", note Dominique Gauthier, son directeur. "Pour être opérationnels, il nous a simplement fallu investir dans du matériel dédié pour bien séparer les secteurs. Les résultats sont rendus sous la responsabilité des biologistes du Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud."

Pour Jean-Marie Bernard, président du Département des Hautes-Alpes, "c’est une grande fierté pour notre collectivité que de contribuer de manière aussi active à l’effort national de lutte contre la propagation du virus. D’autant que le Laboratoire départemental a déjà beaucoup fait dans cette crise. C’est un très bel aboutissement pour lui. La date du déconfinement approche à grand pas. Mais les plus grandes prudence et vigilance seront encore de mise à compter du lundi 11 mai. Le Département est et sera aux côtés des services de l’État pour faire en sorte qu’il soit une réussite collective."

Le parcours du patient, dès le 11 mai ?

Comme aujourd’hui, je contacte mon médecin traitant. C’est lui qui évaluera mon état, me prescrira un test si besoins et m’orientera vers le lieu de prélèvement .

Si j’ai des symptômes et que je n’ai pas de médecin traitant, j’appelle le 15. Le médecin régulateur du centre 15 évaluera la gravité de mon état et m’orientera vers un médecin. En aucun cas, je ne me rends directement dans un laboratoire de ville, ni non plus au laboratoire vétérinaire départemental.