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Un foyer de la maladie d’Aujeszky confirmé dans un élevage porcin des Hautes-Alpes

 

Dans le cadre des opérations de surveillance régulières de la maladie d’Aujeszky dans les cheptels porcins, un foyer de la maladie vient d’être confirmé dans le département des Hautes-Alpes par le laboratoire départemental d’analyse de l’Ain. L’élevage de porcs concerné est situé dans une exploitation de petite taille en plein air. Un seul animal est positif et aucun animal ne présente de signes cliniques.

La maladie d’Aujeszky n’est pas transmissible à l’homme et la viande de porcs abattus est tout à fait consommable. Il s’agit d’une maladie virale qui touche les porcs domestiques et les sangliers, et, de façon accidentelle, les carnivores (chiens principalement). La faune sauvage (sangliers) constitue le réservoir principal de cette maladie. Il n’existe pas de traitement et la vaccination est interdite pour pouvoir conserver ou retrouver le statut indemne. La France est considérée indemne de cette maladie en élevage porcin, malgré quelques cas sporadiques.

L’exploitation contaminée a été placée sous arrêté de déclaration d’infection. Un calendrier pour procéder à l’abattage des porcs présents sur le site est en cours de définition, en lien avec la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.

À ce stade de l’enquête épidémiologique, aucune hypothèse concernant la contamination de l’élevage de porcs ne peut être confirmée.

En application de la décision communautaire n°2008/185/CE du 21 février 2008, le statut « indemne d’Aujesky » du département des Hautes-Alpes est suspendu jusqu’à assainissement complet de l’élevage infecté.

Dans l’attente, les mouvements de porcins vers l’extérieur du département sont restreints aux seuls transports directs vers un abattoir, sous couvert de laissez-passer à demander à la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP : ddcspp@hautes-alpes.gouv.fr) au moins 48 heures avant le départ des animaux. Les mouvements de porcins dans le département ne sont pas soumis à restriction.

La préfète invite les éleveurs de porcins à signaler sans délai à leur vétérinaire sanitaire tout signe clinique anormal (perte d’appétit, fièvre persistante, troubles nerveux et/ou de la reproduction et/ou respiratoires) survenant brutalement dans leur exploitation. Elle rappelle également l’importance du strict respect des mesures de biosécurité en élevages afin de prévenir de nouvelles crises sanitaires.

> Communiqué de presse : 2021 01 07 maladie aujeszki (format pdf - 506.2 ko - 07/01/2021)