Actualités Préfecture

Contenu

Visite officielle de Thierry MANDON, Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la (...)

 

Jeudi 9 juin 2016, Thierry MANDON, Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche s’est rendu dans le département des Hautes-Alpes. Par son déplacement, le ministre est allé à la rencontre de la recherche et de l’excellence scientifique installées au cœur des Alpes. Il a tenu à saluer l’engagement des collectivités et de l’État pour la diffusion, le partage et la vulgarisation de la culture scientifique.

 

Visite des installations scientifiques de la Station Alpin Joseph Fourier (SAJF) au Col du Lautaret

La SAJF est une unité mixte de service (Université Grenoble Alpes et CNRS) qui regroupe, sur le campus de l’Université à Saint-Martin d’Hères/Gières, l’arboretum Robert Ruffier-Lanche, les bureaux ainsi que des serres. Au Col du Lautaret, au coeur d’une zone de recherche de 18 000 m2, la SAJF comprend le jardin botanique alpin du Lautaret, le chalet Mirande (1919), le chalet laboratoire (1989) et la Galerie de l’Alpe (2015).

Le jardin botanique est à la fois un lieu de recherche d’excellence, notamment avec le soutien du CNRS, ainsi qu’un site majeur du tourisme dans le département avec 20 000 visiteurs par saison. Ses infrastructures étaient toutefois devenues insuffisantes tant pour la recherche que pour l’accueil du public. Aussi, la Galerie de l’Alpe, bâtiment de 770 m2, a été construite à proximité immédiate du jardin alpin, organisé autour de trois missions :

  • diffusion des savoirs destiné au public et aux scolaires avec des salles d’exposition et d’observation ;
  • formation pour les étudiants de l’université avec des salles de cours et de laboratoire ;
  • recherche (étude scientifique des milieux naturels de montagne) avec une extension des capacités d’accueil des équipes de recherche.

Cette visite a permis au ministre de rencontrer les scientifiques qui ont contribué à l’obtention de l’initiative d’excellence (Idex) porté par la communauté Université Grenoble Alpes, qui travaillent au cœur d’une station de recherche en écologie, unique en Europe. La SAJF accueille des projet interdisciplinaires qui permettent de mieux comprendre la réponse des écosystèmes et territoires de montagne aux changement globaux, d’origine anthropiques ou climatiques. Ces recherches s’insèrent dans l’enjeu planète et société durables de l’Idex.

Cette séquence s’est terminée par une visite du Jardin botanique dont les collections, qui abritent près de 2 000 espèces de plantes provenant des Alpes et de la plupart des montagnes du monde, constituent le support idéal pour illustrer la biodiversité et la fragilité des milieux d’altitude.


Inauguration de la Maison de la Géologie et du Géo-parc de Puy-Saint-André

Le territoire briançonnais permet, sur un territoire restreint, d’illustrer, à travers l’histoire des Alpes Occidentales franco-italienne, le mécanisme de fonctionnement de la planète : la Tectonique des Plaques. C’est pourquoi, au milieu des années 80, a été créé le Centre Briançonnais de Géologie Alpine (CBGA). Le CBGA organise dès lors de nombreux stages et universités d’été "sur le terrain".

Dès 1995, un projet de création d’un Centre de Géologie se fait jour. Il est soutenu par de nombreux universitaires, encouragé par un grand nombre d’élus et porté par la Communauté de Communes du Briançonnais (CCB) qui, en 2009, a relancé le projet avec vigueur. Parallèlement, la CCB, dans le cadre du projet ALCOTRA, a piloté la réalisation du Géo-parc franco-italien des Alpes Cottiennes.

La synergie des deux initiatives a mené à la concrétisation en 2013 de l’un, le Géo-parc, et de l’autre, la Maison de la Géologie, en 2016. Il s’agit d’un ancien centre de vacances en bordure de la RN94. Il est composé de deux corps de bâtiment reliés par des circulations dédiés l’un à de l’hébergement collectif, l’autre à de la muséographie.

Ces deux réalisations accueillent un public de scolaires, étudiants, enseignants et universitaires-chercheurs mais aussi le public des résidents et des visiteurs. À ce jour, chaque année, plus de 10 000 élèves et étudiants passent en Haute-Durance, générant 25 000 nuitées sur place.

Labellisés Pôle d’Excellence Rurale (PER) "Nature science et tourisme" en 2011, la Maison de la Géologie et le Géo-parc constituent avec la Galerie de l’Alpe du Lautaret l’un des fleurons du tourisme scientifique, élément de diversification de notre économie touristique.


Inauguration de la Maison du Soleil de Saint-Véran

Le ministre Thierry MANDON a terminé son déplacement par l’inauguration de la Maison du Soleil de Saint-Véran. Ce projet consistait à réhabiliter un bâtiment existant sur les hauteurs de la commune, qui a nécessité des transformations et la construction d’une extension. Il répond à plusieurs objectifs :

  • Constituer un point d’accueil principal pour l’astronomie à vocation pédagogique, éducative et touristique dans le village. Elle sera ainsi l’un des relais de l’observatoire du pic de Chateaurenard, tant pour la diffusion des informations que pour sensibiliser les visiteurs à l’approfondissement de leurs connaissances scientifiques.
  • Participer à la diversification de l’offre touristique de la commune, principale source de revenus du village. Saint-Véran bénéficie d’atouts patrimoniaux de premier ordre : son architecture de montagne très typique, sa mine de cuivre préhistorique et son observatoire. La Maison du Soleil permettra de proposer une offre complète et de retenir les visiteurs plus d’une journée au village par le biais d’un circuit de découverte incluant l’ensemble des points d’attraction précités.
  • Grâce à son implantation au cœur du village et ses équipements de haut niveau scientifique et pédagogique, la Maison du Soleil sera à même d’attirer autant les touristes de passage que les visiteurs, grand public et scolaires, ayant fait de cet établissement le but de leur visite.
  • Enfin, la Maison du Soleil a pour vocation de devenir un site incontournable pour l’étude et la compréhension du soleil à destination de tous les publics.

Le bâtiment a été financé à 80 % par la Région PACA. La muséographie a quant à elle été programmé fin 2015 sur des crédits du Crédit d’Impôt en faveur des Métiers d’Art (40 % État, 40 % Région PACA, 20 % autofinancement).